⚕️ Cet article est informatif et ne remplace pas l’avis de votre vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre chien, consultez un professionnel.
Votre chien a quelques kilos en trop et vous vous demandez quel exercice pour faire maigrir son chien pourrait l’aider à retrouver la forme ? C’est une excellente réflexion, et le simple fait de vous poser cette question montre que vous êtes un propriétaire attentif. L’activité physique fait partie des leviers essentiels d’un programme d’amaigrissement canin, aux côtés de l’adaptation alimentaire. Mais attention : un chien en surpoids n’est pas un athlète, et reprendre l’exercice demande des précautions bien précises pour éviter de le blesser.
Peut-être avez-vous remarqué que votre compagnon s’essouffle plus vite qu’avant lors des promenades, qu’il traîne la patte ou qu’il semble moins enthousiaste à l’idée de sortir. Ces signes sont fréquents chez les chiens en surpoids, et ils ne signifient pas que l’exercice est contre-indiqué — bien au contraire. Ils indiquent simplement qu’il faut adapter le rythme, le type d’activité et la durée à la condition actuelle de votre chien.
Dans ce guide, vous découvrirez pourquoi l’exercice seul ne suffit pas mais reste indispensable, comment évaluer la condition physique de votre chien avant de commencer, quels types d’activités privilégier selon son profil (âge, race, niveau d’obésité), et comment progresser en toute sécurité. Vous trouverez aussi des repères concrets de fréquence et de durée, ainsi que les erreurs les plus courantes à éviter. L’objectif : vous donner les clés pour accompagner votre chien vers une perte de poids durable et saine.
Sommaire
- Pourquoi l’exercice est indispensable (mais insuffisant seul)
- Évaluer la condition physique de votre chien avant de commencer
- Quels exercices selon le profil de votre chien
- Fréquence, durée et progression : les repères concrets
- Erreurs à éviter et signaux d’alerte
- Suivi des progrès et ajustements
- FAQ
Pourquoi l’exercice est indispensable (mais insuffisant seul)
L’alimentation reste le levier principal
Soyons clairs dès le départ : l’activité physique seule ne fera pas maigrir votre chien. La gestion alimentaire représente le pilier central de tout programme d’amaigrissement canin. Pour un chien de 30 kg, une promenade de 30 minutes brûle bien moins de calories qu’on ne l’imagine — parfois à peine l’équivalent d’une poignée de croquettes ou de deux friandises industrielles. Sans ajustement de la ration, même des heures de marche quotidienne ne suffiront pas à créer le déficit calorique nécessaire. Pour comprendre comment adapter l’alimentation de votre compagnon, consultez notre guide dédié sur l’alimentation du chien obèse.
Les bénéfices irremplaçables de l’activité physique
Si l’exercice ne fait pas tout, il apporte des bénéfices que l’alimentation seule ne peut offrir. Une étude publiée dans le Journal of the American Veterinary Medical Association a démontré que l’intégration d’un programme d’entraînement physique dans un plan de perte de poids permettait de préserver la masse musculaire maigre, alors que les chiens soumis à un régime alimentaire seul perdaient à la fois du gras et du muscle [¹]. Cette préservation de la masse maigre est cruciale : elle maintient le métabolisme basal à un niveau plus élevé, facilite la mobilité articulaire et réduit le risque de reprise de poids après le régime.
Au-delà de la composition corporelle, l’exercice régulier améliore significativement la qualité de vie des chiens obèses. Des recherches ont montré que la qualité de vie est réduite chez les chiens obèses — notamment sur les plans de la vitalité, de la stabilité émotionnelle et de la douleur — mais qu’elle s’améliore nettement après une perte de poids réussie [⁴]. L’activité physique contribue directement à cette amélioration en stimulant les endorphines, en renforçant le lien propriétaire-chien et en offrant une stimulation mentale qui réduit l’ennui et les comportements alimentaires compulsifs.
La complémentarité alimentation-exercice
La combinaison des deux approches — restriction calorique contrôlée et activité physique progressive — produit les meilleurs résultats. L’exercice permet de perdre du gras tout en conservant le muscle, tandis que l’alimentation crée le déficit énergétique nécessaire. C’est exactement cette synergie que nous recommandons dans notre programme de perte de poids sur 3 mois, qui intègre les deux dimensions semaine après semaine.
Évaluer la condition physique de votre chien avant de commencer
Le bilan vétérinaire : une étape incontournable
Avant de modifier le niveau d’activité de votre chien, un examen vétérinaire est vivement recommandé, surtout si votre compagnon est en surpoids important (BCS supérieur à 7/9), s’il est âgé, ou s’il présente des signes de douleur articulaire. Le vétérinaire évaluera l’état cardiovasculaire, la fonction respiratoire et l’état des articulations pour déterminer quelles activités sont sûres et lesquelles sont à éviter. Pour mieux comprendre les enjeux de l’obésité canine et ses conséquences sur la santé, n’hésitez pas à consulter notre page dédiée. Vous pouvez également consulter notre guide sur le suivi vétérinaire du chien obèse pour savoir quand et pourquoi consulter.
Cette évaluation est particulièrement importante pour les chiens souffrant d’arthrose, de problèmes cardiaques ou respiratoires. L’obésité aggrave ces conditions, mais un exercice mal adapté peut les aggraver encore davantage. Votre vétérinaire pourra aussi évaluer le score de condition corporelle (BCS) de votre chien et définir un poids cible réaliste. N’hésitez pas à demander une estimation du pourcentage de surpoids : chaque point de BCS au-dessus de 5/9 correspond à environ 10 % de poids excédentaire [³]. Un chien noté 7/9 est donc environ 20 % au-dessus de son poids idéal, ce qui a des implications directes sur le type et l’intensité d’exercice recommandé.
Le test de la promenade de référence
Un moyen simple d’établir un point de départ objectif est de réaliser une « promenade de référence ». Emmenez votre chien sur un parcours plat et chronométrez le temps qu’il peut marcher avant de montrer les premiers signes de fatigue (halètement marqué, ralentissement, tentatives de s’asseoir). Notez cette durée : elle constituera votre base de travail. Si votre chien ne tient que 8 minutes avant de s’essouffler, c’est votre point de départ — pas un échec. Vous referez ce test toutes les deux semaines pour mesurer les progrès.
Évaluer vous-même le niveau de forme de votre chien
En complément du bilan vétérinaire, vous pouvez observer au quotidien le niveau de forme de votre chien. Posez-vous ces questions : s’essouffle-t-il après quelques minutes de marche ? Boite-t-il ou montre-t-il des signes de raideur en se levant ? Hésite-t-il avant de monter un escalier ou de sauter dans la voiture ? Se couche-t-il fréquemment pendant les promenades ?
Ces observations vous donneront une base de référence pour adapter l’intensité de l’exercice et mesurer les progrès au fil des semaines. Un chien qui s’essoufflait après 10 minutes de marche au début du programme et qui tient 25 minutes après un mois, c’est déjà une belle victoire — indépendamment de ce que dit la balance.
Quels exercices selon le profil de votre chien
La marche : la base de tout programme
La marche reste l’exercice le plus accessible et le plus sûr pour un chien en surpoids. C’est un exercice à faible impact qui sollicite doucement les articulations, stimule le système cardiovasculaire et peut être pratiqué par tous les chiens, quel que soit leur niveau de forme initial. Une grande enquête menée auprès de plus de 11 000 propriétaires au Royaume-Uni a confirmé que la fréquence et la durée des promenades sont significativement et indépendamment associées au poids du chien [²].
Pour un chien en surpoids débutant, commencez par des sessions courtes de 10 à 15 minutes, deux fois par jour, à un rythme tranquille. L’idée est que votre chien puisse marcher sans haleter excessivement ni s’arrêter toutes les deux minutes. Augmentez progressivement la durée de 5 minutes par semaine, en visant 30 à 45 minutes par sortie au bout de quelques semaines. Privilégiez les surfaces souples (herbe, terre battue) plutôt que le bitume, qui est plus dur pour les articulations et qui chauffe rapidement en été. Variez les itinéraires pour maintenir la stimulation mentale : un parcours nouveau sollicite davantage l’attention et l’odorat de votre chien, ce qui augmente la dépense énergétique globale. Pour des conseils détaillés sur la marche adaptée, consultez notre article sur la marche quotidienne pour le chien obèse.
La natation et l’hydrothérapie : l’idéal pour les articulations fragiles
La natation est souvent considérée comme l’exercice roi pour les chiens en surpoids, en particulier pour ceux qui souffrent de problèmes articulaires ou d’arthrose. L’eau porte le poids du corps et élimine presque totalement les contraintes sur les articulations, tout en offrant une résistance qui fait travailler l’ensemble de la musculature. À durée égale, la natation sollicite davantage le système cardio-respiratoire que la marche, grâce à la résistance naturelle de l’eau.
Tous les chiens ne sont cependant pas à l’aise dans l’eau, et certaines races brachycéphales (Bouledogue français, Carlin) peuvent avoir des difficultés à nager en raison de leur morphologie. La sécurité est primordiale : privilégiez les environnements contrôlés comme les centres d’hydrothérapie vétérinaire ou les plans d’eau calmes avec accès facile. Notre page dédiée à la natation pour le chien obèse détaille les précautions à prendre.
Les jeux interactifs : allier plaisir et dépense physique
Les jeux de recherche olfactive, les parcours d’agilité simplifiés au jardin ou les sessions de « cache-cache » avec des friandises saines constituent d’excellents compléments à la marche. Ces activités sollicitent à la fois le corps et l’esprit, ce qui est doublement bénéfique : l’effort mental fatigue positivement le chien et réduit les comportements liés à l’ennui alimentaire.
Concrètement, vous pouvez disperser quelques morceaux de sa ration quotidienne de croquettes dans le jardin ou dans l’appartement pour l’obliger à les chercher — c’est de la « gamelle enrichie » version mouvement. Les tapis de fouille et les jouets distributeurs remplissent la même fonction. Pour les chiens qui adorent les jouets, une courte session de traction douce (sans à-coups brusques) avec une corde peut constituer un exercice de renforcement musculaire ludique.
Évitez cependant les jeux impliquant des sauts, des changements de direction brusques ou des courses intenses (comme le lancer de balle à répétition) tant que votre chien n’a pas perdu suffisamment de poids. Ces activités à fort impact augmentent le risque de blessures articulaires et ligamentaires chez un chien en surpoids. Réservez le frisbee et le canicross pour plus tard dans le parcours de remise en forme, une fois que les articulations seront soulagées d’une partie du poids excédentaire.
Le cas spécifique du chien senior
Pour les chiens âgés en surpoids, la remise en forme demande une approche encore plus douce et progressive. La sarcopénie (perte de masse musculaire liée à l’âge) s’ajoute souvent au surpoids, créant un cercle vicieux où le chien a moins de muscle pour supporter son poids excessif. Des exercices doux comme la marche lente sur terrain plat, des étirements guidés ou des séances d’hydrothérapie encadrées sont particulièrement recommandés. Notre article sur les exercices doux pour chien senior en surpoids vous propose un programme adapté.
Fréquence, durée et progression : les repères concrets
Les recommandations de base
Les guidelines vétérinaires recommandent entre 30 et 60 minutes d’activité physique quotidienne pour les chiens en bonne santé [³]. Pour un chien obèse qui débute un programme de remise en forme, il est essentiel de commencer bien en deçà de ces recommandations et de progresser graduellement.
Voici un schéma de progression type, à adapter selon la réponse de votre chien :
Semaines 1 à 2 (phase d’adaptation) : deux promenades quotidiennes de 10 à 15 minutes, sur terrain plat, à rythme lent. L’objectif est uniquement d’habituer le corps à bouger régulièrement, sans forcer.
Semaines 3 à 4 (montée progressive) : deux promenades de 15 à 20 minutes, avec introduction de variations légères de terrain (petite pente douce, herbe). Ajoutez une courte session de jeu calme (5 minutes) dans la journée.
Semaines 5 à 8 (consolidation) : deux promenades de 20 à 30 minutes, avec un rythme légèrement plus soutenu si le chien le tolère bien. Introduction possible de la natation (5 à 10 minutes par séance) si votre chien apprécie l’eau.
Au-delà de 2 mois : objectif de 30 à 45 minutes d’activité quotidienne totale, répartie en deux ou trois sessions. Le type d’activités peut se diversifier en fonction des progrès et des goûts de votre chien.
La règle d’or : observer et adapter
Le meilleur indicateur de l’intensité adaptée, c’est votre chien lui-même. Pendant l’exercice, il doit pouvoir respirer par le nez la majorité du temps. Un halètement modéré est normal, mais un halètement excessif, des pauses fréquentes ou un refus de continuer sont des signaux qu’il faut ralentir ou raccourcir la session. Un chien qui a besoin de plus de 30 minutes pour récupérer après une sortie a probablement été poussé trop loin.
La régularité prime sur l’intensité. Deux promenades modérées chaque jour sont largement préférables à une seule longue sortie épuisante le week-end. Ce que les vétérinaires appellent le « syndrome du guerrier du week-end » — alterner sédentarité et effort intense — est l’un des meilleurs moyens de provoquer une blessure musculaire ou articulaire chez un chien en surpoids.
Adapter le programme au quotidien
La météo, la fatigue de votre chien et votre propre emploi du temps sont autant de variables à intégrer. Par temps très chaud, décalez les sorties tôt le matin ou en soirée : les chiens obèses sont particulièrement sensibles aux coups de chaleur car leur surpoids réduit leur capacité de thermorégulation. Par temps froid et humide, raccourcissez les sorties mais maintenez la fréquence. Si votre chien refuse de marcher un jour donné, n’insistez pas — consultez nos solutions dans l’article Mon chien obèse refuse de marcher.
Erreurs à éviter et signaux d’alerte
Les 5 erreurs les plus courantes
Aller trop vite, trop fort. C’est l’erreur numéro un. L’enthousiasme des premières semaines peut pousser à augmenter trop rapidement la durée ou l’intensité. Un chien obèse a des articulations, des tendons et un système cardiovasculaire qui ne sont pas préparés à un effort soutenu. La progression doit être lente et régulière : en pratique, n’augmentez pas la durée de plus de 5 minutes par sortie d’une semaine à l’autre.
Ignorer les signaux de douleur. Un chien qui boite, qui se raidit après l’exercice ou qui refuse de se lever le lendemain matin n’est pas « paresseux » — il a probablement mal. Arrêtez l’exercice et consultez votre vétérinaire avant de reprendre.
Ne compter que sur l’exercice. Comme mentionné plus haut, l’activité physique sans ajustement alimentaire ne donnera pas de résultats significatifs sur la balance. Pour savoir comment mettre votre chien au régime de façon efficace, consultez notre guide pratique.
Compenser l’effort par des friandises. Récompenser chaque promenade par une friandise annule tout le bénéfice calorique de l’exercice. Si vous utilisez des récompenses alimentaires pendant les activités, déduisez-les de la ration quotidienne ou utilisez des morceaux de légumes autorisés (courgette, haricot vert).
Négliger l’échauffement. Même pour un chien, les premières minutes d’une sortie doivent se faire à rythme lent pour permettre aux articulations et aux muscles de « chauffer ». Commencez chaque promenade par 3 à 5 minutes de marche tranquille avant d’augmenter le rythme.
Les signaux d’alerte pendant l’exercice
Interrompez immédiatement l’activité et consultez votre vétérinaire si votre chien présente l’un des signes suivants : halètement excessif qui ne diminue pas après quelques minutes de repos, gencives bleutées ou très pâles, perte d’équilibre ou démarche chancelante, boiterie soudaine, ou refus total de se lever ou de continuer à marcher. Ces signes peuvent indiquer une détresse cardiovasculaire, une blessure articulaire aiguë ou un coup de chaleur.
L’importance du bon équipement
Pour les chiens en surpoids, un harnais bien ajusté est préférable à un collier classique. Le harnais répartit la pression sur le poitrail plutôt que sur le cou, ce qui est particulièrement important pour les chiens brachycéphales ou ceux qui tirent en laisse. Un harnais mal adapté peut cependant gêner le mouvement des épaules et aggraver l’inconfort. Pour vous aider à choisir, consultez notre guide Choisir un harnais pour chien obèse.
Suivi des progrès et ajustements
Mesurer autrement que par le poids
La balance est un outil utile, mais elle ne raconte pas toute l’histoire. Un chien qui fait de l’exercice régulièrement peut gagner du muscle tout en perdant du gras, ce qui se traduit parfois par une stagnation — voire une légère augmentation — du poids sur la balance, alors même que sa silhouette s’affine. Les guidelines AAHA recommandent des pesées régulières couplées à une évaluation du score de condition corporelle (BCS) pour avoir une vision complète de la progression [³].
Au quotidien, observez des indicateurs concrets : votre chien tient-il plus longtemps en promenade qu’il y a un mois ? Récupère-t-il plus vite après l’effort ? Monte-t-il les escaliers avec moins d’hésitation ? Semble-t-il plus joyeux et plus joueur ? Ses côtes deviennent-elles plus faciles à palper sous une fine couche de graisse ? Sa taille commence-t-elle à se dessiner vue de dessus ? Ces marqueurs de qualité de vie et de composition corporelle sont tout aussi importants que le chiffre sur la balance.
Une pesée toutes les deux semaines est un bon rythme pour suivre l’évolution pondérale. Pour un chien de taille moyenne à grande, utilisez une balance classique (pesez-vous d’abord seul, puis avec le chien dans les bras, et calculez la différence). Pour les petits chiens, une balance de cuisine de précision ou une balance pour bébé fonctionne très bien. Notez le poids dans votre carnet de suivi et partagez-le avec votre vétérinaire lors des visites de contrôle.
Tenir un journal d’activité
Un carnet de suivi simple — ou une application mobile — peut vous aider à rester régulier et à visualiser les progrès. Notez chaque jour la durée et le type d’exercice, l’état de votre chien pendant et après la sortie, et toute observation particulière (boiterie, fatigue excessive, enthousiasme retrouvé). Ces données seront précieuses lors des visites de contrôle chez le vétérinaire.
Pour intégrer ce suivi d’activité dans un plan global qui inclut aussi l’alimentation, nous vous recommandons de consulter notre programme complet de perte de poids sur 3 mois, qui propose un cadre semaine par semaine.
Quand réajuster le programme
Si votre chien montre des signes de fatigue persistante ou de douleur, réduisez l’intensité ou la durée et consultez votre vétérinaire. À l’inverse, si votre chien termine chaque promenade en demandant encore de l’activité et récupère immédiatement, c’est le signe qu’il est prêt pour le niveau suivant. L’objectif à long terme est de transformer l’exercice en une habitude quotidienne qui perdurera bien après que votre chien aura atteint son poids cible.
Questions fréquentes
Combien de temps de promenade par jour pour un chien obèse ?
Pour un chien obèse qui débute, visez deux sessions de 10 à 15 minutes par jour. Augmentez progressivement de 5 minutes par semaine jusqu’à atteindre deux sessions de 20 à 30 minutes. L’objectif à terme est de 30 à 60 minutes d’activité quotidienne totale, adaptée au niveau de tolérance de votre chien [³]. Pour un programme de marche détaillé, consultez notre page sur la marche quotidienne pour le chien obèse.
Mon chien est obèse et refuse de marcher : que faire ?
Un chien obèse qui refuse de marcher peut souffrir de douleurs articulaires, de fatigue excessive ou de détresse respiratoire. Ne le forcez pas. Consultez votre vétérinaire pour écarter une cause médicale, puis essayez des sessions très courtes (5 minutes) à son rythme, dans un environnement stimulant. Notre article Mon chien obèse refuse de marcher propose des solutions concrètes pour cette situation.
La natation est-elle adaptée à tous les chiens obèses ?
La natation est excellente pour la plupart des chiens en surpoids car elle élimine les contraintes articulaires. Cependant, les races brachycéphales (Bouledogue, Carlin) peuvent avoir des difficultés respiratoires dans l’eau, et certains chiens n’ont simplement jamais appris à nager. Commencez toujours par des séances supervisées en eau peu profonde. Retrouvez tous les conseils dans notre guide sur la natation pour le chien obèse.
L’exercice peut-il remplacer le régime alimentaire pour faire maigrir mon chien ?
Non. L’exercice seul est insuffisant pour créer le déficit calorique nécessaire à une perte de poids significative. Une étude a montré que la perte de poids substantielle des chiens n’était pas associée à une augmentation spontanée de l’activité physique [⁵]. L’exercice est un complément essentiel à la restriction alimentaire : il préserve la masse musculaire [¹], améliore la condition cardiovasculaire et la qualité de vie [⁴]. Les deux approches sont indissociables. Pour la dimension alimentaire, consultez notre guide sur l’alimentation du chien obèse.
Quels exercices sont déconseillés pour un chien en surpoids ?
Évitez les activités à fort impact comme les sauts, le canicross intensif, le lancer de balle à répétition (surtout sur surface dure), les escaliers répétitifs et tout exercice impliquant des changements de direction brusques. Ces mouvements exercent une pression excessive sur les articulations déjà surchargées par le poids supplémentaire. Privilégiez la marche, la natation et les jeux de recherche au sol.
À partir de quel âge un chien senior obèse peut-il encore faire de l’exercice ?
Il n’y a pas d’âge limite. Un chien senior peut et doit continuer à bouger, même modestement. L’exercice adapté réduit la progression de l’arthrose, maintient la masse musculaire et améliore le moral du chien. L’important est d’adapter l’intensité : des exercices doux pour chien senior en surpoids comme la marche lente ou l’hydrothérapie sont parfaitement adaptés.
Comment savoir si mon chien fait trop d’exercice ?
Les signes d’un excès d’exercice incluent : boiterie persistante après la sortie, raideur au lever le lendemain, refus croissant de sortir, halètement prolongé (plus de 20 minutes après le retour), et changement de comportement (irritabilité, prostration). Si ces signes apparaissent, réduisez la durée et l’intensité de moitié et consultez votre vétérinaire.
Conclusion
La remise en forme d’un chien obèse est un chemin progressif qui demande de la patience, de l’observation et de la régularité. L’exercice ne fait pas tout — il doit s’inscrire dans un programme global pour faire maigrir votre chien qui inclut une alimentation adaptée — mais ses bénéfices sont irremplaçables : préservation de la masse musculaire, amélioration de la qualité de vie, renforcement du lien avec votre compagnon.
Rappelez-vous les principes essentiels : commencez doucement, progressez lentement, observez votre chien et adaptez le programme à ses réponses. Chaque minute de promenade, chaque session de jeu, chaque sortie au parc contribue à sa remise en forme. Les progrès viendront — peut-être plus lentement que vous ne le souhaiteriez, mais ils viendront.
Pour structurer cette démarche dans un cadre complet et accompagné, découvrez notre programme de perte de poids sur 3 mois qui combine alimentation, exercice et suivi semaine par semaine. Et si vous souhaitez rapidement identifier les premiers gestes alimentaires à mettre en place, consultez notre guide pour faire maigrir votre chien rapidement (mais en toute sécurité).
Votre chien compte sur vous — et vous avez tout ce qu’il faut pour l’aider.
Dernière mise à jour : mars 2026
Avertissement médical — Les informations de cet article sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical vétérinaire et ne sauraient remplacer une consultation professionnelle. Chaque chien est unique : consultez toujours votre vétérinaire avant de modifier l’alimentation, l’activité physique ou le traitement de votre animal.
Références scientifiques
[¹] Vitger A.D., Stallknecht B.M., Nielsen D.H., Bjornvad C.R. « Integration of a physical training program in a weight loss plan for overweight pet dogs », Journal of the American Veterinary Medical Association, vol. 248, n° 2, 2016, p. 174-182. DOI : 10.2460/javma.248.2.174. PMID : 26720083.
[²] German A.J., Blackwell E., Evans M., Westgarth C. « Overweight dogs exercise less frequently and for shorter periods: results of a large online survey of dog owners from the UK », Journal of Nutritional Science, vol. 6, e11, 2017. DOI : 10.1017/jns.2017.6. PMID : 28620486.
[³] Cline M.G., Burns K.M., Coe J.B., Downing R., Durzi T., Murphy M., Parker V. « 2021 AAHA Nutrition and Weight Management Guidelines for Dogs and Cats », Journal of the American Animal Hospital Association, vol. 57, n° 4, 2021, p. 153-178. DOI : 10.5326/JAAHA-MS-7232. PMID : 34228790.
[⁴] German A.J., Holden S.L., Wiseman-Orr M.L., Reid J., Nolan A.M., Biourge V., Morris P.J., Scott E.M. « Quality of life is reduced in obese dogs but improves after successful weight loss », The Veterinary Journal, vol. 192, n° 3, 2012, p. 428-434. DOI : 10.1016/j.tvjl.2011.09.015. PMID : 22075257.
[⁵] Morrison R., Reilly J.J., Penpraze V., Pendlebury E., Yam P.S. « A 6-month observational study of changes in objectively measured physical activity during weight loss in dogs », Journal of Small Animal Practice, vol. 55, n° 11, 2014, p. 566-570. DOI : 10.1111/jsap.12273. PMID : 25352110.